


Les sols mondiaux se dégradent à une vitesse « alarmante »
Bakou, 28 août, AZERTAC
La dégradation des sols continue de s’accélérer à une vitesse « alarmante », menaçant la sécurité alimentaire, la biodiversité et la lutte contre le changement climatique, avertit un rapport publié jeudi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
La gestion des sols est considérée comme mauvaise ou très mauvaise dans 52,5 % des régions et sous-régions évaluées, moyenne dans environ un tiers d’entre elles et bonne ou très bonne dans seulement 14 %, précise cette deuxième évaluation mondiale de la FAO, après celle publiée en 2015.
Les sols assurent 95 % de la production alimentaire mondiale, abritent 59 % de la biodiversité et constituent le deuxième plus grand réservoir de carbone de la planète après les océans.
Depuis la première évaluation, la population mondiale a augmenté de 800 millions de personnes et 80 millions d’hectares supplémentaires, soit une superficie proche de celle de la France et de l’Allemagne réunies, ont été consacrés aux principales cultures.
L’érosion, provoquée notamment par des pratiques agricoles non durables, constitue la première menace. La perte de matière organique, la mauvaise gestion des nutriments, l’appauvrissement de la biodiversité, la salinisation, la pollution et l’expansion urbaine aggravent également la situation.
Le changement climatique renforce ces phénomènes, tandis que la dégradation des sols contribue elle-même au réchauffement. Une amélioration de leur état permettrait, à l’inverse, de renforcer la résilience des cultures et de mieux stocker le carbone.
La FAO souligne que les solutions sont déjà connues, mais restent insuffisamment appliquées. La gestion des sols ne s’est améliorée que dans 10 % des zones étudiées, contre une détérioration dans 58 % d’entre elles.
Parmi les mesures recommandées figurent la réduction du labour, l’utilisation de cultures de couverture, l’intégration d’arbres dans les exploitations agricoles et une gestion plus précise des engrais. Leur adoption reste freinée par les coûts initiaux élevés et le manque de ressources pour les agriculteurs.
L’organisation appelle ainsi à renforcer les aides financières, à améliorer les données locales et à mieux intégrer les connaissances des populations autochtones.
Le rapport a été publié à l’occasion de la COP17 sur la désertification, organisée à Oulan-Bator, en Mongolie. Les participants tentent de parvenir à un accord mondial contre la sécheresse, après l’échec des négociations lors de la COP16 organisée deux ans plus tôt à Riyad. (Agence Anadolu)
Le typhon Saudel touche terre sur la côte est de la Chine
Les États-Unis chercheraient à prendre une participation dans le pétrole vénézuélien
Les sols mondiaux se dégradent à une vitesse « alarmante »