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Réglage

Meta conclut un accord dans le procès accusant ses plateformes de « nuire à la santé mentale des enfants »

Bakou, 27 août, AZERTAC

Meta a conclu un accord avec plusieurs États américains dans le cadre du procès accusant ses plateformes de réseaux sociaux de « nuire à la santé mentale des enfants ».
La requête visant à régler le procès en cours devant le tribunal de district d’Oakland, en Californie, a été soumise à l’approbation de la juge Yvonne Gonzalez Rogers par Meta et les procureurs généraux des États.
La requête rappelle que les plaignants accusent Meta d’avoir utilisé sa technologie ainsi que ses plateformes de réseaux sociaux Facebook et Instagram pour attirer les jeunes sur ces plateformes et, à terme, les placer sous leur emprise.
Le document rappelle également les accusations selon lesquelles Meta aurait trompé à plusieurs reprises le public sur les dangers de ses plateformes, ignoré les préjudices causés à la santé mentale et physique des jeunes aux États-Unis et enfreint la législation relative à la protection de la vie privée des enfants.
La requête précise que Meta rejette les accusations portées contre elle et ne reconnaît aucune responsabilité à l’égard des plaignants.
Soulignant que l’objectif est de régler les accusations formulées dans le cadre du procès, le document indique que les parties sont convenues de parvenir à une solution sans qu’il soit nécessaire de poursuivre la procédure judiciaire.
La requête précise que Meta s’est engagée à instaurer des limites quotidiennes d’utilisation et des restrictions empêchant l’utilisation nocturne de ses plateformes par les jeunes utilisateurs, à mettre en œuvre des mesures renforcées de vérification de l’âge afin d’empêcher les enfants d’accéder aux plateformes ou aux contenus soumis à une restriction d’âge, ainsi qu’à imposer la mise à disposition d’outils supplémentaires destinés à aider les parents et les tuteurs à protéger les enfants en ligne.
Meta versera près de 18 milliards de dollars
Dans un communiqué, Meta a annoncé avoir conclu un accord avec 52 procureurs généraux aux États-Unis.
Le groupe a indiqué que l’accord instaurait des restrictions strictes par défaut pour les jeunes utilisateurs et a lancé un appel à l’ensemble du secteur afin que des concurrents tels que TikTok et YouTube adoptent des mesures similaires.
Meta a précisé que l’accord prévoyait le versement d’environ 18 milliards de dollars aux États, une somme qui pourra être utilisée pour financer des initiatives en faveur de la sécurité des jeunes en ligne. Le montant sera versé sous forme de paiements annuels sur une période de dix ans.
Le procès avait été engagé en 2023
Plusieurs États américains, dont la Californie, New York et le Colorado, avaient engagé en octobre 2023 une action en justice contre Meta, maison mère de Facebook et Instagram.
La plainte accusait Meta d’avoir utilisé des fonctionnalités délibérément conçues pour rendre les jeunes et les enfants dépendants de ses plateformes dans le seul but d’augmenter ses revenus publicitaires, et d’avoir trompé le public alors qu’elle avait connaissance des graves préjudices causés à leur santé mentale et physique.
La plainte affirmait que l’objectif principal de l’entreprise était d’inciter les jeunes à passer davantage de temps sur ses plateformes et que Meta avait développé des fonctionnalités ciblant délibérément les vulnérabilités des cerveaux encore en développement.
Parmi ces fonctionnalités figuraient les algorithmes de recommandation stimulant la dopamine, les boutons « J’aime » favorisant la comparaison sociale et, par conséquent, les préjudices qui en découlent, les notifications répétées attirant les jeunes vers l’application, les filtres visuels connus pour provoquer des troubles de l’image corporelle ainsi que le défilement infini, rendant plus difficile la fermeture de l’application.
Les plaignants soutenaient également que les recherches internes de Meta montraient que la plateforme provoquait chez les jeunes de graves problèmes, notamment la dépression, l’anxiété, l’insomnie et la désorganisation de leur vie quotidienne, mais que l’entreprise avait nié ces effets et publié des rapports trompeurs.
Meta était également accusée d’avoir enfreint la législation visant à protéger la vie privée des enfants en ligne en « recueillant les données personnelles d’enfants de moins de 13 ans sans l’autorisation de leurs parents ».
Les États plaignants demandaient l’arrêt des pratiques « illégales » persistantes de Meta ainsi que l’application des autres sanctions prévues par les législations des États ou par le droit fédéral.
Le procès devait durer plusieurs semaines
Lors du procès, qui avait débuté la semaine dernière, les procureurs et les avocats de Meta avaient pris la parole, ainsi qu’Arturo Bejar, ancien employé de l’entreprise, et Adam Mosseri, directeur d’Instagram.
Il était estimé que l’issue de ce procès, qui devait se poursuivre pendant plusieurs semaines, pourrait orienter les procédures engagées dans d’autres États, modifier le fonctionnement de Facebook et Instagram et contraindre Meta à verser plusieurs milliards de dollars. (Agence Anadolu)

Monde 2026-08-27 18:10:00