


ONU: L'Afrique est le continent le plus touché par la perte de biodiversité
Bakou, 5 août, AZERTAC
Pour des millions de personnes en Afrique et dans les pays en développement, la crise de la biodiversité n'est pas un problème abstrait : elle se traduit concrètement par des terres qui ne produisent plus en abondance et des poissons qui ne remontent plus les côtes. Pourtant, l'humanité dépense 30 fois plus d'argent pour détruire la nature que pour la protéger. L'Afrique, la région la plus touchée, manque des ressources nécessaires pour résoudre cette crise. Ce constat a été fait lors d'un important forum scientifique organisé à Nairobi dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique.
La biodiversité, outre la protection des écosystèmes naturels, est essentielle à la vie humaine grâce à la variété de la faune et de la flore, ainsi qu'à l'alimentation et à la médecine.
Astrid Schomaker, Secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, a déclaré : « C'est grâce à la biodiversité que nous nous nourrissons. La biodiversité nous fournit de l'eau potable et nous aide à lutter contre le changement climatique. Tous ces éléments sont importants pour nous tous.» Elle a également souligné que l'Afrique est particulièrement vulnérable aux chocs climatiques.
Le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) a alerté sur le rythme alarmant de l'érosion de la biodiversité mondiale, conséquence des énergies fossiles et des investissements du secteur privé. La hausse des températures, les espèces invasives, la pollution et la surexploitation des terres et de l'eau épuisent les ressources dont dépendent les communautés rurales et côtières pour leur alimentation, leurs revenus et leur accès à l'eau potable.
Ces problématiques sont au cœur d'une réunion qui se tient à Nairobi jusqu'au 12 août. Les pays participants échangent actuellement leurs points de vue sur les moyens d'intégrer la biodiversité dans les processus décisionnels nationaux, de mobiliser les institutions financières et de réunir les financements nécessaires pour combler le déficit de biodiversité.
Il a été constaté que les rapports soumis au PNUE par 125 pays témoignent d'un intérêt mondial croissant pour la lutte contre cette crise.
Les recommandations de ce forum alimenteront les négociations et les décisions des États membres lors de la COP17, la réunion biennale des Parties à la Convention sur la diversité biologique, qui débutera le 19 octobre.
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