


Le 4 juin, c’est la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression
Bakou, 4 juin, AZERTAC
Le 4 juin, c’est la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression, selon l’ONU.
Chaque jour, partout dans le monde, les enfants vivant dans des zones de conflit sont confrontés à des horreurs indescriptibles. Ils ne sont en sécurité ni chez eux lorsqu’ils dorment, ni dehors lorsqu’ils jouent, ni à l’école lorsqu’ils étudient, ni à l’hôpital lorsqu’ils ont besoin de soins médicaux. Qu’il s’agisse de meurtres, de mutilations, d’enlèvements ou de violences sexuelles, d’attaques contre des établissements scolaires et sanitaires, ou encore du refus de leur fournir l’aide humanitaire dont ils ont désespérément besoin, les enfants se retrouvent pris entre deux feux par les belligérants à une échelle effroyable.
Les enfants au cœur des conflits
Le rapport annuel du Secrétaire général des Nations Unies sur les enfants et les conflits armés révèle que la violence à l’encontre des enfants dans les conflits armés a atteint des niveaux sans précédent en 2024, avec une augmentation de 25 % des violations graves par rapport à l’année précédente. Les Nations Unies ont recensé 41 370 violations graves commises à l’encontre d’enfants, touchant 22 495 enfants à travers le monde.
Le plus grand nombre de violations graves a été recensé en Israël et dans le territoire palestinien occupé (8 554), en République démocratique du Congo (4 043), en Somalie (2 568), au Nigéria (2 436) et en Haïti (2 269).
Les meurtres et les mutilations sont restés les violations graves les plus courantes, touchant 11 967 enfants. La plupart des victimes ont été touchées par des engins explosifs, notamment des restes explosifs de guerre, des mines et des engins explosifs improvisés, ainsi que par des tirs croisés et l’utilisation d’armes explosives dans des zones peuplées.
Recrutement et enlèvements
Des milliers d’enfants ont été recrutés et utilisés par des forces armées et des groupes armés, souvent pour participer aux combats ou remplir des fonctions de soutien. La forte augmentation des cas de recrutement, d’enlèvements et d’autres violations connexes met en évidence les risques croissants auxquels sont exposés les enfants dans les zones de conflit.
Violences sexuelles liées aux conflits
Les Nations Unies ont constaté une forte augmentation des violences sexuelles liées aux conflits à l'encontre des enfants, notamment une hausse spectaculaire des viols collectifs. Les filles ont été touchées de manière disproportionnée, mais les garçons ont également été victimes de violences sexuelles. Ces violations restent largement sous-déclarées en raison de la stigmatisation, de la crainte de représailles, du manque de services et des inquiétudes concernant la sécurité des survivants.
Refus d'accès humanitaire
Le refus d'accès humanitaire a atteint des niveaux alarmants en 2024. Les parties au conflit ont attaqué des convois d'aide et le personnel humanitaire, imposé des restrictions de circulation, entravé les opérations de secours et érigé des obstacles administratifs, privant ainsi les enfants de l'accès aux soins de santé, à l'éducation, à la protection et à d'autres services essentiels.
Attaques contre les écoles et les hôpitaux
Les Nations Unies ont recensé près de 2 000 attaques contre des écoles et des hôpitaux en 2024, rendant ces infrastructures civiles essentielles de plus en plus dangereuses pour les enfants. Les attaques contre les écoles et les hôpitaux, ainsi que leur utilisation à des fins militaires, ont continué à entraver l'accès des enfants à l'éducation et aux soins de santé. La destruction des infrastructures civiles et les attaques contre des installations protégées ont encore accru la vulnérabilité des enfants dans les zones touchées par les conflits.
La protection des enfants dans les conflits armés
Mettre fin aux violations graves commises à l’encontre des enfants et les prévenir reste au cœur du mandat des Nations Unies concernant les enfants et les conflits armés. Pour protéger les enfants, il faut s’attaquer aux causes profondes des conflits, garantir que les auteurs de violations répondent de leurs actes et investir dans les efforts de protection, de rétablissement et de réintégration des enfants.
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