


Les marchés continuent d'analyser les informations faisant état d'une augmentation du trafic dans le détroit d'Ormuz
Bakou, 21 août, AZERTAC
Les prix du pétrole ont légèrement reculé vendredi, les investisseurs prenant leurs bénéfices après une forte hausse hebdomadaire, tandis que les marchés évaluaient les signes d’une augmentation des flux pétroliers à travers le détroit d’Ormuz et le renforcement de la pression économique exercée par Washington sur l’Iran, selon l’Agence Anadolu.
Le Brent, référence internationale, pour livraison en octobre s’échangeait à 93,16 dollars le baril à 11 h 44 heure locale (08 h 44 GMT), en baisse de 0,66 % par rapport à la clôture précédente, à 93,78 dollars.
Le West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, pour livraison en octobre s’échangeait à 86,16 dollars le baril, en baisse de 0,77 % par rapport à 86,83 dollars.
Le Brent devrait enregistrer une hausse de plus de 5 % cette semaine, marquant sa deuxième progression hebdomadaire consécutive, après avoir atteint un plus haut d’un mois dans un contexte de préoccupations persistantes concernant les perturbations de l’approvisionnement en pétrole liées au conflit prolongé au Moyen-Orient.
Selon Axios, citant des responsables américains, l’armée américaine aurait établi un corridor maritime à l’entrée et à la sortie du détroit d’Ormuz afin de faciliter le passage des pétroliers. Entre 15 et 20 pétroliers traverseraient chaque nuit le chenal sud. Des responsables américains estiment qu’environ 10 millions de barils de pétrole par jour atteignent actuellement les marchés mondiaux via ce corridor, soit environ la moitié du niveau observé avant la guerre.
Par ailleurs, jeudi, le vice-président américain JD Vance a déclaré que Washington était entré dans une « nouvelle phase » de sa guerre contre l’Iran, estimant que la pression économique constituait désormais « l’outil le plus efficace » pour atteindre les objectifs américains.
Ces déclarations sont intervenues après que le président américain Donald Trump a annoncé mercredi ce qu’il a qualifié du « jour J économique » contre l’Iran, promettant de couper les canaux financiers et commerciaux soutenant Téhéran et avertissant les pays qui fourniraient à l’Iran une bouée de sauvetage économique qu’ils s’exposeraient à de graves conséquences.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que les États-Unis imposeraient les « sanctions les plus sévères de l’histoire », dans le cadre de ce qu’il a décrit comme « la plus grande isolation économique coordonnée de l’histoire du monde ».
Les Émirats arabes unis ont également annoncé mardi la suspension, « jusqu’à nouvel ordre », de tous les échanges commerciaux et transactions financières avec l’Iran. Dans le même temps, la Chine, important acheteur de pétrole iranien, s’est opposée jeudi à la pression exercée par Washington et a appelé à une solution diplomatique.
L’impact des nouvelles sanctions sur les exportations pétrolières iraniennes reste toutefois incertain, les États-Unis ayant déjà mis en place d’importantes restrictions visant les exportations de pétrole de Téhéran.
Le recul enregistré vendredi intervient alors que les investisseurs prennent leurs bénéfices après une forte progression, tandis que les marchés continuent d’évaluer les informations faisant état d’une augmentation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et les conséquences que la campagne économique menée par Washington contre l’Iran pourrait avoir sur les flux pétroliers.
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