


Présidentielle 2027 : Mélenchon plaide pour une sortie de l'OTAN et un rapprochement avec la Chine
Bakou, 30 juin, AZERTAC
Le candidat de La France insoumise (LFI) à l'élection présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, a plaidé samedi pour une sortie de la France de l'OTAN et une politique de "non-alignement coopératif", estimant qu'elle devait s'accompagner d'un renforcement de la coopération avec la Chine, selon l’agence de presse Anadolu.
S'exprimant lors d'un colloque consacré à la géopolitique organisé par l'Institut La Boétie, cercle de réflexion lié à LFI, il a jugé que la France ne devait "ni rester membre de l'OTAN, ni entrer dans de nouvelles coalitions militaires", citant notamment les partenariats impliquant l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni dans la zone Asie-Pacifique.
Le leader insoumis a en revanche indiqué qu'une sortie de l'Alliance atlantique n'empêcherait pas le maintien d'accords de défense avec les autres pays de l'Union européenne.
Jean-Luc Mélenchon a également appelé à engager un dialogue accru avec Pékin et à "entrer dans une politique de coopération renforcée" avec la Chine, au nom de sa stratégie de "non-alignement coopératif".
Il a estimé que cette approche supposait de privilégier le dialogue plutôt que la confrontation avec la Chine.
Selon lui, le développement économique chinois ne s'est pas accompagné de "pratiques impérialistes", contrairement aux États-Unis.
Le député a par ailleurs rejeté ce qu'il qualifie de "diplomatie des clubs fermés", visant notamment le G7 et le G20, et plaidé pour une "ONU renouvelée", dans un contexte qu'il décrit comme celui d'un déclin de la puissance américaine.
Concernant la guerre en Ukraine, Jean-Luc Mélenchon a estimé qu'il faudrait engager des discussions avec la Russie afin d'obtenir des garanties mutuelles "au lendemain de son retrait de l'invasion de l'Ukraine".
Il a également jugé qu'un accord de paix ne devait pas exclure d'éventuelles modifications de frontières, à condition qu'elles interviennent avec "l'accord des populations concernées".
Le dirigeant de LFI a par ailleurs affirmé que le conflit avait été "en large partie créé par ceux-là mêmes qui aujourd'hui en déplorent les conséquences".
Ces prises de position interviennent alors que Jean-Luc Mélenchon poursuit sa campagne en vue de l'élection présidentielle de 2027 et détaille les orientations de politique étrangère qu'il entend défendre en cas d'accession à l'Élysée.
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