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Réglage

Corée du Sud: la peine capitale requise dans le procès en appel de Yoon pour insurrection

Bakou, 25 juin, AZERTAC

L'équipe du procureur spécial Cho Eun-suk, responsable de porter l'accusation dans le procès en appel de Yoon pour insurrection en lien avec sa proclamation de loi martiale de 2024, a exigé dans son réquisitoire ce jeudi la peine de mort, comme elle l'avait fait déjà en première instance.
L'audience d'aujourd'hui à la Haute Cour de Séoul était la première en un peu plus d'un mois dans ce procès en deuxième instance dans lequel Yoon doit répondre du chef d'instigation d'insurrection. La procédure avait dû s'interrompre le temps d'étudier une demande de récusation de l'ensemble des juges émanant de la défense, laquelle a finalement été refusée ce mois-ci par la Cour suprême.
L'accusation a ainsi réitéré sa demande qui n'avait pas été suivie par la Cour centrale du district de Séoul dans son verdict de février dernier. Celle-ci avait en effet préféré condamner l'ancien président à la prison à perpétuité. Une peine bien trop clémente, selon l'équipe de Cho, qui a également contesté le fait que les juges n'aient pas reconnu un carnet de notes de Noh Sang-won comme preuve suffisante de préméditation de la loi martiale. Noh était au moment des faits un ancien commandant du renseignement militaire limogé, reconverti dans la divination, lui aussi actuellement poursuivi pour avoir été l'un des principaux acteurs de la proclamation de la loi martiale.
Egalement sur le banc des accusés dans ce procès, l'ancien ministre de la Défense Kim Yong-hyun risque de nouveau la prison à vie, selon les recommandations de l'accusation, alors qu'il avait été condamné à 30 ans d'incarcération en première instance.
Yoon est visé par plusieurs procès en lien avec l'imposition de la loi martiale, qui n'aura duré que quelques heures dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, suspectée d'avoir été instaurée en bafouant certaines règles constitutionnelles dans le but de concentrer dans ses mains tous les pouvoirs.
Le 12 juin, il a écopé d'une peine de 30 ans de prison pour acte profitant à l'ennemi et abus d'autorité en raison de l'envoi de drones en Corée du Nord qu'il aurait ordonné quelques semaines avant pour provoquer une crise qui lui aurait permis d'invoquer la loi martiale. (Agence Yonhap)

Monde 2026-06-25 13:54:00