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Réglage

Le ministère des Affaires étrangères : L’approche dépassée et unilatérale de la France relative à la région porte atteinte à son image de partenaire fiable

Bakou, 24 juin, AZERTAC

« Nous condamnons fermement et rejetons les réponses infondées publiées le 23 juin sur le site Internet de l’Assemblée nationale française par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères concernant le soutien aux Arméniens « déplacés du Haut-Garabagh », le « sort et la libération des prisonniers arméniens », le « patrimoine religieux et culturel arménien », les « droits de l’homme dans le processus de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie », ainsi que les « droits de l’homme en Azerbaïdjan », a déclaré Aïkhan Hadjizadé, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en réponse aux demandes des médias relatives aux réponses infondées du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères aux questions soulevées par des membres de l’Assemblée nationale française.
Les réponses de la partie française constituent un nouvel exemple de son approche partiale de longue date vis-à-vis du processus de normalisation entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie.
Alors qu’une attention considérable est accordée à des questions telles que la sécurité de l’Arménie, les « Arméniens du Haut-Garabagh » et les « détenus d’origine arménienne en Azerbaïdjan », il est regrettable qu’aucune mention ne soit faite de l’occupation par l’Arménie des territoires azerbaïdjanais pendant une trentaine d’années, des destructions commises durant cette période, du sort de plus d’un million de réfugiés et de déplacés internes azerbaïdjanais, du destin des personnes portées disparues, ni de la menace persistante que représentent les mines posées par l’Arménie.
Bien que la France se présente comme un partisan du processus de paix, son insistance particulière sur la coopération en matière de défense avec l’Arménie ainsi que sa promotion des activités de la Mission de l’Union européenne en Arménie (EUMA) démontrent une nouvelle fois qu’elle est loin d’être un acteur neutre dans la région. L’élargissement de la coopération militaire entre la France et l’Arménie, la fourniture d’armes à cette dernière et la position politique ouvertement unilatérale adoptée par Paris ne contribuent pas à la paix. Au contraire, de telles actions encouragent les tendances revanchardes et portent atteinte au processus de normalisation.
Les allégations concernant les « prisonniers et détenus arméniens » sont totalement déconnectées de la réalité. Les tentatives de politiser cette question et de remettre en cause les décisions de justice sont inacceptables. Les personnes d’origine arménienne actuellement détenues en Azerbaïdjan ont été poursuivies conformément à la législation nationale et au droit international pour des infractions pénales précises. Les dirigeants séparatistes ainsi que d’autres personnes d’origine arménienne qu’ont soutenus et protégés l’Arménie et, aux côtés de celle-ci, la France pendant près de trois décennies, ont été condamnés et purgent des peines pour crimes de guerre, nettoyage ethnique, agression militaire, actes de torture et autres crimes graves.
Il est étonnant que la France, qui a choisi d’ignorer la destruction du patrimoine culturel azerbaïdjanais, la démolition de mosquées et les actes de vandalisme commis en Arménie ainsi que dans les territoires azerbaïdjanais anciennement occupés, se permette de commenter des allégations relatives au « patrimoine culturel et religieux arménien ».
En outre, il est surprenant que la France, dont le récent bilan est marqué par de nombreux scandales de corruption impliquant des responsables politiques, des violences policières, la dispersion brutale de manifestants, des pressions exercées sur des journalistes, des violations des droits des migrants, des discriminations religieuses, ainsi que des violences dans ses territoires d’outre-mer, notamment en Nouvelle-Calédonie, tente de se présenter comme un défenseur des droits de l’homme et de donner des leçons à l’Azerbaïdjan dans ce domaine.
Les réponses du ministère français démontrent une fois de plus que Paris continue d’avoir des difficultés à accepter les réalités de la région et que, au lieu de contribuer à l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables dans le Caucase du Sud, elles persistent à suivre des approches politiques dépassées et unilatérales. Une telle politique porte gravement atteinte à la crédibilité et à la réputation de la France, tant dans la région qu’en tant que partenaire international fiable », a ajouté Aïkhan Hadjizadé.

Politique 2026-06-24 20:50:00