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Réglage

La Médiatrice azerbaïdjanaise se prononce sur la position partiale du gouvernement français à l’égard d’une journaliste azerbaïdjanaise

Bakou, 13 juin, AZERTAC

La Médiatrice pour les droits de l’homme (Ombudsman) de la République d’Azerbaïdjan, Sebiné Aliyeva, a commenté la position partiale du gouvernement français contre le journaliste azerbaïdjanais, a rapporté le Cabinet de l’Ombudsman.
« Une journaliste azerbaïdjanaise, qui s’est déplacée en Allemagne pour participer à un événement organisé par le Secrétariat de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) à Bonn, a été retenue à l’aéroport de Cologne/Bonn le 11 juin et elle a été informée que son entrée dans l'espace Schengen avait été bloquée par la France. Les enquêtes menées par les organismes allemands compétents ont révélé qu’il n’y avait aucun fondement légal pour cette interdiction et la journaliste a ensuite été autorisée à entrer dans le pays après avoir été retenue à l’aéroport pendant plusieurs heures.
Un tel mauvais traitement envers la journaliste azerbaïdjanaise viole gravement les normes et principes du droit international, en particulier les droits à la liberté d’expression, à la liberté des médias et à l’accès à l’information, il encourage également l’imposition de restrictions à l’activité libre des journalistes », a déclaré Sebiné Aliyeva.
Selon la Déclaration universelle des droits de l’homme, tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. De plus, les actes de la France sont également contraires aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention européenne des droits de l’homme, dont elle fait partie.
Étant donné que cette année l’Azerbaïdjan accueillera la 29e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nation Unies sur les changements climatiques (COP29), il est inadmissible d’empêcher de cette manière la participation de la journaliste azerbaïdjanaise à un événement consacré au changement climatique.
Le fait que la France empêche un journaliste d’exercer ses activités professionnelles et effectue un acte visant à restreindre sa liberté de mouvement en raison de relations politiques et d’attitudes partiales infondées devrait être condamné par les organisations internationales concernées et des enquêtes nécessaires devraient être menées sur ce sujet », a souligné la Médiatrice azerbaïdjanaise.

Politique 2024-06-13 18:45:00