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Réglage

32 ans s’écoulent depuis le génocide de Khodjaly, l’un des crimes les plus terribles du XXe siècle

Bakou, 26 février, AZERTAC
Le génocide commis par les Arméniens à Khodjaly à la fin du XXe siècle est évalué comme l’un des crimes les plus terribles perpétrés contre l’humanité jusqu’à présent. La tragédie de Khodjaly ne se distingue guère de celles de Katyn, Lidice, Oradour, Holocauste, Songmi, Rwanda et Srebrenica, qui resteront à jamais gravés dans les mémoires. Les massacres susmentionnés sont entrés dans l’histoire de guerres en tant que génocide de la population civile et ont suscité un grand écho dans le monde entier.
La ville de Khodjaly, dont la situation géographique était stratégiquement importante dans la région du Haut-Karabagh, empêchait les plans d’occupation des Arméniens. Car Khodjaly était situé à une douzaine de km au nord-est de Khankendi, au carrefour des routes Aghdam-Choucha et Asgueran-Khankendi. L’une des raisons multipliant l’importance de la ville consistait à ce qu’elle possédait le seul aéroport du Haut-Karabagh. Alors, l’objectif primordial des forces armées arméniennes était de prendre le contrôle de la route Asgueran-Khankendi traversant Khodjaly et de s’emparer de l’aéroport de Khodjaly.
En outre, lors de la mise en œuvre du massacre de Khodjaly, commis avec une cruauté particulière, les Arméniens ont eu pour objectif d’effacer cette localité ancienne de l’Azerbaïdjan de la surface de la Terre, parce que Khodjaly, comme une des agglomérations azerbaïdjanaises datant des époques anciennes, se distinguait par ses monuments historiques et culturels. Khodjaly (superficie: 926 km2), dont la population était composée de plus de 7.000 Azerbaïdjanais, a été une localité très grande et ancienne, entourée des villages peuplés d'Arméniens. La ville comptait de nombreux vestiges de monuments historiques jusqu’à l’époque contemporaine.

Il est évident que dans les environs de Khodjaly se dressaient les monuments de la culture de Khodjaly-Guedebey, remontant à l’époque des XIV-VIIe siècles av. J.-C. En 1992, lorsque les forces armées arméniennes, épaulées par le 366e régiment d’infanterie motorisée de l’ancienne armée soviétique, exterminaient sauvagement la population de Khodjaly, elles ont fait recours à des actes odieux comme effacer les traces, la phase la plus abjecte du génocide, et ont détruit les monuments de Khodjaly, échantillons de monuments uniques pour le peuple azerbaïdjanais ainsi que pour l’humanité.
Encore 4 mois avant la tragédie, c’est-à-dire depuis fin octobre 1991, toutes les routes menant à la ville avaient été coupées et la ville de Khodjaly, en fait, était encerclée. D’ailleurs, dès le 2 janvier la distribution de l’énergie électrique avait été interrompue à Khodjaly. Donc, Khodjaly n’avait aucune communication avec les autres régions de l’Azerbaïdjan, l’hélicoptère était le seul moyen de transport qui existait. Mais, quelques mois plus tard Khodjaly a été privé de son seul moyen de transport. C’est-à-dire, le 28 janvier 1992, l’hélicoptère MI-8 parti d’Aghdam vers Choucha a été abattu sur le village de Khalfali par une roquette tirée depuis Khankendi. 3 membres de l’équipage et 41 passagers à bord de l’hélicoptère ont trouvé la mort. Par la suite, l’armée arménienne a également occupé les dernières localités peuplées d’Azerbaïdjanais dans la partie montagneuse du Karabagh l’une après l’autre. A la fin de 1991, plus de 30 localités situées dans la partie montagneuse du Karabagh, dont Tough, Imaret-Guervend, Syrkhavend, Mechali, Djamilli, Oumoudlou, Kerkidjahan et d’autres villages peuplés d’Azerbaïdjanais, revêtant une importance stratégique, ont été incendiées, détruites et pillées par les Arméniens.
Dans la nuit du 25 au 26 février 1992, les forces militaires de l’Arménie, avec le soutien des 10 chars, des 16 transporteurs blindés, des 9 véhicules de combat d’infanterie, des 180 experts militaires et de nombreux soldats du 366e régiment motorisé de l’armée de l’ancienne URSS, stationné à Khankendi, ont assiégé Khodjaly. Munis des armes les plus modernes, les Arméniens ont attaqué la ville de Khodjaly et l’ont rasée. La ville a été entièrement détruite et incendiée par de nombreux engins militaires, ses habitants tués de façon particulièrement cruelle. Plusieurs ont été décapités, scalpés, brûlés vifs, les yeux leur ont été arrachés.

Ce génocide a coûté la vie, selon les chiffres officiels, à 613 personnes, dont 63 enfants, 106 femmes et 70 personnes âgées. Parmi eux
- 8 familles ont entièrement disparues;
- 56 personnes ont été tuées de façon particulièrement cruelle;
- 27 familles n’ont qu’un seul membre vivant;
- 25 enfants ont perdu leurs deux parents;
- 130 enfants ont perdu un de leurs parents;
- 230 familles ont perdu leur chef de famille;
- 487 personnes en ont gardé des infirmités de différents degrés (dont 76 n’ayant pas atteint l’âge de la puberté);
- 1275 civils ont été faits prisonniers;
- 1165 personnes prises en otage ont été libérées;
- Il manque encore toute trace de 150 personnes.
A la suite des combats lors desquels il y avait un rapport de force totalement déséquilibré entre les parties, les forces de défense présentes à Khodjaly ont combattu avec acharnement pour résister à l’ennemi, ce qui constituait le plus grand exemple d’héroïsme dont ont fait preuve les gens qui défendaient la ville à l’époque. Pendant l’attaque contre la ville de Khodjaly, entourée par des villages arméniens, environ 3000 civils à mains nues ont fui la ville pour se sauver. Il est bien regrettable que presque la plupart d’entre eux n’aient pas pu se sauver de la sauvagerie arménienne par manque de soutien à Khodjaly.
Il ressort des données de l’enquête que plus de 50 militaires arméniens supplémentaires ont été présents au sein de l’équipe de Seyran Ohanian, ancien ministre de la Défense, qui dirigeait l’attaque, ainsi que de celle d’Evgueniy Nabokikh, commandant du 3e bataillon du 366e régiment.
De plus, la cruauté inhumaine et sans pareil des forces armées unies arméno-russes à l’encontre de la population azerbaïdjanaise à Khodjaly a été reflétée, peu après le drame, dans les pages des organes de presse les plus réputés du monde. Le magazine « Valeurs actuelles », publié en France où le lobby arménien est très actif, a donné, dans son numéro du 14 mars 1992, des informations sur l’équipement militaire le plus moderne et les troupes de mercenaires de l’Arménie. « Dans cette « région autonome », les forces armées arméniennes et les populations du Proche-Orient possèdent les équipements militaires les plus modernes, y compris les hélicoptères. L’ASALA possédait des bases militaires et des dépôts de munitions au Liban et en Syrie. Les Arméniens ont massacré les Azerbaïdjanais du Karabagh, en orchestrant des attaques sanglantes dans plus de 100 villages musulmans », écrivait le magazine.
D’ailleurs, le journal français « Le Monde » écrivait dans son numéro du 14 mars 1992: « Des correspondants étrangers à Aghdam ont pu se convaincre que les femmes et les enfants fuyant Khodjaly et mitraillés, puis abattus à bout portant, les trois têtes scalpées ou les doigts coupés, ne sont pas un produit de la « propagande azérie », mais la triste réalité d’un conflit ».
Le journal britannique « The Sunday Times » a publié les témoignages des habitants de Khodjaly ayant survécu à ce drame. Dans son numéro du 1er mars 1992, il écrivait : « Les soldats arméniens ont tué ou passé à baïonnette plus de 450 Azerbaïdjanais, dont beaucoup étaient des femmes et des enfants. Des centaines, peut-être un millier de personnes ont disparu. Raziya Aslanova qui, avec d’autres femmes et enfants, a réussi à se frayer un chemin jusqu’à Aghdam entre lignes arméniennes raconte que les soldats arméniens n’arrêtaient pas de tirer. Les gens étaient brûlés vifs, scalpées. Son mari, son beau-frère et un de ses gendres ont été tués et sa fille a disparu ». De surcroît, le numéro du 28 février 1992 du journal « The Washington Post » (Etats-Unis), celui du 8 mars 1992 du journal « The Sunday Times » (Londres), celui du 25 mars 1992 du magazine « La Croix-L’Evénement » (Paris) et une série de publications périodiques contiennent eux aussi des faits probants sur l’attaque à grande échelle des troupes arméniennes avec des équipements militaires modernes contre Khodjaly, ainsi que le massacre des dizaines de familles azerbaïdjanaises.

Même, dans la presse russe aussi ont été publiés des articles confirmant la cruauté arménienne. Ainsi, le numéro du 13 mars 1992 du journal « Izvestia » contenait les témoignages des soldats russes: « Le major Leonid Kravets: J’ai personnellement vu environ cent personnes mortes sur le sommet. J’ai vu un petit garçon décapité, il y avait partout des femmes, des enfants et des vieux tués de façon particulièrement cruelle ». Le rapport du Centre russe des droits de l’homme « Memorial » contenait même des faits sur le transport à Aghdam des corps des 200 Azerbaïdjanais tués à Khodjaly pendant quatre jours, des dizaines de cadavres présentaient des marques évidentes de profanation. A Aghdam, 181 cadavres (130 hommes et 51 femmes, dont 13 enfants) ont été soumis à une expertise médicale judiciaire. Lors de l’expertise, il s’est révélé que 151 personnes étaient mortes de blessures par balle, 20 personnes tuées des éclats d’obus et 10 autres par des coups violents portés avec des instruments contondants. En outre, dans son numéro du 14 mars 1992, le journal britannique « The Financial Times » écrivait sur la présence des Arméniens dans les rangs de l’armée russe: « Le général Poliakov a fait savoir que 103 militaires arméniens du 366e régiment sont restés dans le Haut-Karabagh ».
En outre, pendant le transfert du 366e régiment motorisé de l’ancienne URSS de Khankendi, 25 chars, 87 engins blindés, 28 véhicules de combat d’infanterie, 45 systèmes d’artillerie ont été offerts illégalement aux Arméniens. Ainsi, la présence des dizaines d’officiers et d’adjudants-chefs arméniens dans le 3e bataillon du 366e régiment, lors de l’assaut contre Khodjaly, a été prouvée même par une enquête. Pour effacer les traces lors du génocide de Khodjaly, le 366e régiment de l’ancienne armée soviétique a été déplacé le 2 mars 1992 à Vaziani, en Géorgie, où il a été supprimé le 10 mars, son personnel et son équipement militaire étant distribués aux autres unités militaires.
En commettant le génocide contre la population de Khodjaly, les mêmes troupes armées y ont tué 111 personnes, en persécutant les habitants de Khodjaly ayant réussi à fuir, elles ont tué 16 personnes dans la forêt de Ketik, 130 personnes sur la route de Nakhtchivanik, 23 personnes aux alentours de Garagaïa, 23 personnes à proximité du village de Dehraz, 8 personnes en direction de Chelli, 6 personnes au 86e kilomètres de la route d’Asgueran et dans d’autres endroits, 18 des personnes prises en otage ont été assassinées de façon particulièrement cruelle dans la Direction régionale de la Police d’Asgueran. L’autopsie des corps, les opinions des expertises médicales judiciaires, les témoignages des habitants de Khodjaly ayant réussi à échapper à l’ennemi ont confirmé les tortures incroyables et la sauvagerie perpétrées par les Arméniens et les militaires du 366e régiment contre la population azerbaïdjanaise.
Les prisonniers de guerre et les otages azerbaïdjanais gardés pendant cette agression dans le Haut-Karabagh et les autres territoires occupés de l’Azerbaïdjan, ainsi qu’en Arménie, avaient subi des tortures insupportables, certains d’entre eux ont été tués et mutilés. Le parquet et les autres organes d’application de la loi ont mené des enquêtes criminelles sur l’assassinat et la mutilation par les troupes arméniennes d’un certain nombre de prisonniers de guerre et d’otages azerbaïdjanais gardés dans le Haut-Karabagh et les autres territoires occupés de l’Azerbaïdjan, ainsi qu’en Arménie, la réalisation des actes provocateurs et terroristes, le transfert forcé de la population, la destruction des biens matériels, des monuments culturels dans les localités, de même que les autres crimes lourds perpétrés depuis 1988 par les forces armées arméniennes.
L’enquête a révélé que ces actes commis par les forces armées de l’Arménie, épaulées par les militaires du 366e régiment motorisé de l’ex-URSS, sont constitutifs du crime de génocide, prévu dans la Convention internationale pour la prévention et la répression du crime de génocide du 9 décembre 1948 de l’Assemblée générale des Nations Unies et dans l’article 103 du Code pénal de la République d’Azerbaïdjan.
Cette enquête a également mis en évidence que les unités militaires arméniennes, celles qui étaient présentes dans le Haut-Karabagh et les militaires du 366e régiment motorisé de l’ex-armée soviétique, stationné à Khankendi, n’avaient pas respecté non plus les normes du droit international. Notamment, les exigences concernant l’interdiction des actes tels que porter atteinte à la vie des personnes civiles lors des opérations militaires, ainsi que les tuer, mutiler, prendre en otage, soumettre à la maltraitance cruelle, à la torture et à l’humiliation, de même qu’au traitement dégradant, humiliant et avilissant, prévues par les dispositions appropriées de la Convention de Genève pour l'amélioration du sort des blessés et des malades dans les forces armées en campagne, ou par celle de Genève relative au traitement des prisonniers de guerre, ou par celle de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre du 12 août 1949, ont été brutalement violées.
Les tribunaux ont émis des mandats d’arrêt à l’encontre de 38 personnes, militaires du 366e régiment et d’autres, dont la participation au génocide de Khodjaly est complètement prouvée, selon l'article 103 du Code pénal de la République d'Azerbaïdjan prévoyant une responsabilité pénale pour le génocide, ainsi que selon l'article 107 (la déportation ou le transfert forcé de la population) du Code pénal prévoyant une responsabilité pénale pour les crimes contre la paix et l'humanité, les crimes de guerre, d’après l'article 113 (la torture) et l'article 115.4 (la violation des règles et les coutumes de guerre), sur lesquels des documents pertinents ont été adressés au Bureau central national d'Interpol pour l'Azerbaïdjan en vue de la réalisation de leur recherche à l'échelle internationale.
2.213 personnes ont été interrogées en tant que témoins et personnes touchées, plus de 800 expertises ont été effectuées au cours de l’enquête. Des demandes ont été adressées aux parquets généraux de la Fédération de Russie, de la République d’Ouzbékistan et de la République du Kazakhstan en vue d’obtenir des informations sur la présentation de la liste des militaires morts et blessés du 366e régiment, la mainmise arménienne sur son équipement militaire ou son attribution aux Arméniens, ainsi que le bombardement des localités peuplées d’Azerbaïdjanais au moyen des équipements militaires appartenant au 366e régiment et d’autres questions.
L’enquête est poursuivie pour la collecte des faits prouvant la participation du major Seyran Ohanian qui a été le commandant du 2e bataillon du 366e régiment ayant participé à la réalisation du génocide de Khodjaly (ministre de la Défense de la République d’Arménie jusqu’au mois d’octobre 2016), celle d’Evgueniy Nabokikh, qui a été le commandant du 3e bataillon du 366e régiment, et celle des autres, leur condamnation en tant que personnes inculpées d’avoir commis des crimes prévus par les articles pertinents du Code pénal de la République d’Azerbaïdjan, ainsi que pour la détermination des personnes ayant commis des crimes particulièrement lourds en tuant les prisonniers de guerre et les personnes prises en otages en les soumettant à la maltraitance brutale et à la torture cruelle, de même qu’en perpétrant des actes génocidaires à Mechali, Garadaghly, Baganis-Ayrim et dans d’autres localités, aussi en déportant forcément la population azerbaïdjanaise autochtone titulaire de leurs lieux de résidence.
La Guerre patriotique, ayant débuté le 27 septembre 2020 et duré 44 jours, a une fois de plus démontré de manière évidente la véritable nature de l’ennemi. L’ennemi, impuissant face aux soldats azerbaïdjanais sur le champ de bataille, a tiré des roquettes sur nos localités situées loin des zones où se déroulaient les opérations militaires. En conséquence, des civils, dont des enfants et des femmes, ont été tués. Les roquettes tirées sur Gandja, Berdé, Terter, Naftalan et d’autres localités ont montré une fois encore à quel point le fascisme arménien est dangereux.
Même si la guerre est terminée et la question de la signature d’un traité de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie est à l’ordre du jour, nous ne pourrons jamais oublier la brutalité arménienne, le génocide impitoyable commis à Khodjaly 32 ans avant. Comme l’a déclaré le président Ilham Aliyev : « Nous disons qu’il doit y avoir la paix. Mais, nous ne devrions jamais oublier la brutalité arménienne et le fascisme arménien. Nous ne devons pas oublier les victimes de Khodjaly. « Nous ne devons jamais oublier les victimes de Gandja et de nos autres villes et nous ne les oublierons jamais. »
Il convient de noter que, comme chaque année au jour de commémoration, il est prévu d’organiser cette année encore un certain nombre d’événements commémoratifs liés au génocide de Khodjaly.

 

Baş xəbərlər 2024-02-26 10:38:00