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Réglage

Antonio Guterres encourage la Corée du Nord à reprendre les négociations

Bakou, 5 novembre, AZERTAC

Après le lancement d’un nombre sans précédent de missiles balistiques par la Corée du Nord, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, et un haut responsable du Département des affaires politiques des Nations Unies se sont dit préoccupés par l’augmentation de la tension dans la péninsule coréenne et par les risques d’escalade. Ils ont appelé pour cela à un renforcement de la diplomatie et des canaux de communication avec ce pays, selon le site web de l’ONU.
Selon son porte-parole, le chef de l’ONU a exprimé, vendredi 4 novembre, sa ferme condamnation du lancement par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) d’un missile balistique à portée intercontinentale, ainsi que des multiples tirs de missiles les deux jours précédents.
Le Secrétaire général a appelé Pyongyang à « s’abstenir immédiatement de toute future provocation et à se conformer à ses obligations internationales ». Il s’est dit gravement préoccupé par « la tension sur la péninsule coréenne et inquiet de l’augmentation de la rhétorique conflictuelle ».
António Guterres encourage la Corée du Nord « à reprendre les négociations et demande à toutes les parties de faire preuve d’unité et de favoriser un environnement propice au dialogue en vue d’une paix durable et d’une dénucléarisation complète et vérifiable de la péninsule coréenne ».
Pour sa part, Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique au Département des affaires politiques, a déploré devant le Conseil de sécurité « les lancements d’un nombre sans précédent de missiles balistiques et d’autres types de systèmes par la Corée du Nord les 2 et 3 novembre ».
L’un des missiles lancés le 3 novembre serait selon lui un missile balistique intercontinental qui aurait couvert une portée de 760 km et atteint une apogée d’environ 1.920 km, ce qui indiquerait que son lancement n’a peut-être pas été un succès. L’un des missiles balistiques lancés par la République populaire démocratique de Corée le 2 novembre aurait, lui, touché des eaux situées à proximité de la mer territoriale de la République de Corée.
Khaled Khiari a jugé troublant que la RPDC ait constamment et de manière irresponsable ignoré toute considération pour les vols internationaux ou la sécurité maritime.
Il s’est fait l’écho de la profonde préoccupation du Secrétaire général devant la tension dans la péninsule coréenne, l’augmentation de la rhétorique conflictuelle, y compris les messages de la RPDC relatifs à l’utilisation des armes nucléaires. Il a rappelé que c’est la neuvième fois que le Conseil se réunit pour discuter de la Corée du Nord en 2022 et que selon les propos mêmes de la Corée du Nord prononcés après une présentation du Sous-Secrétaire général le 5 octobre, les sept précédents lancements de missiles participaient tous des « unités d’opérations nucléaires tactiques ».
Khaled Khiari a souligné que « alors que toutes les parties concernées cherchent à éviter une escalade involontaire, la vague de lancements de missiles et d’exercices militaires contribue à un cycle d’action-réaction négatif ». Elle implique que pour réduire le risque d’erreur d’appréciation et réduire les tensions dans la région, il est essentiel à ses yeux de renforcer immédiatement les canaux de communication, y compris intercoréens et entre militaires.
Il a confirmé que le Secrétariat de l’ONU reste en contact étroit avec toutes les parties, y compris la RPDC. « Le Conseil de sécurité, dans l’exercice de sa fonction principale, fait tout pour éviter une escalade », a-t-il rappelé. « Et son unité est essentielle, car elle permet de chercher une issue et de soutenir un engagement diplomatique ».
Le Sous-Secrétaire général a évoqué la préoccupation d’António Guterres devant la situation humanitaire en RPDC et réitéré son offre d’envoyer du personnel et de l’aide pour aider la Corée du Nord à répondre aux besoins médicaux et humanitaires, y compris ceux liés à la pandémie de COVID-19, précisant qu’une réponse rapide et efficace exigerait l’entrée sans entrave du personnel international et des fournitures humanitaires dans le pays.

Monde 2022-11-05 11:20:00