AGENCE D'INFORMATION
D'ETAT DE L'AZERBAÏDJAN

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Réglage

Vingt-huit ans sans Garadaghly

Beylagan, 17 février, AZERTAC

Vingt-huit ans se sont écoulés depuis l’occupation du village de Garadaghly de la région de Khodjavend et le génocide commis par les forces armées arméniennes contre la population civile.
Les déplacés internes de Khodjavend, installés dans le territoire de Beylagan, ont visité le mémorial érigé à la mémoire des martyrs dans le bourg Yeni Garadaghly (Nouveau Garadaghly) à l’occasion de l’anniversaire de la tragédie de Garadaghly.
Le chef de l’Autorité exécutive de la région de Beylagan, Eyvaz Husseynov, le président du Comité d’Etat en charge des réfugiés et des déplacés internes, Rovchen Rzaïev, et un certain nombre d’habitants du village de Garadaghly ont prononcé des discours lors de la cérémonie commémorative. Ils ont abordé les événements survenus à la fin des années 1980 et au début des années 1990, la politique d’occupation menée par l’Arménie contre l’Azerbaïdjan, les sauvageries perpétrées par les troupes armées arméniennes 28 ans avant dans le village de Garadaghly.
Depuis le début de l’année 1992, l’armée arménienne a occupé les derniers villages peuplés d’Azerbaïdjanais dans le Haut-Karabagh l’un après l’autre. Ainsi, le 12 février, les villages de Malybeyli et Gouchtchoular de Choucha ont été envahis par les forces armées arméniennes. Du 13 au 17 février, dans l’attaque armée contre le village de Garadaghly de la région de Khodjavend, 118 personnes (enfants, femmes et personnes âgées) ont été prises en otages, 33 personnes tuées par les Arméniens, dans le même temps, les morts et les blessés ont été enterrés dans une même fosse ménagère. 68 personnes prises en otage ont été atrocement assassinées, tandis que 50 autres ont été sauvées de la captivité avec grande difficulté, dont 18 sont mortes de leurs blessures incurables. Les actes de cruauté et de vandalisme sur les captifs, la décapitation, l’enterrement vivant, l’arrachement forcé de leurs dents, la sous-alimentation et l’assassinat sous la torture étaient le crime le plus grave commis contre l’humanité. Quatre membres de chacune des 2 familles ont été tués, 42 familles ont perdu leurs chefs de famille, environ 140 enfants sont devenus orphelins dans le village de Garadaghly. En général, 91 personnes ont été tuées, soit un habitant sur 10, dans ce village dont la population a subi un véritable génocide par les Arméniens.
Depuis 28 ans, les habitants de Garadaghly sont obligés de vivre sans Garadaghly. C’est avec grande impatience qu’ils attendent le grand jour où ils pourront en toute sécurité retourner dans leur terre natale.

Régions 2020-02-17 18:26:00